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Numéros du mois de Avril 2010
 

Des réductions de dose sont possibles en fonction du matériel

Par E. Thomas.



L'IFV de Davayé et la Chambre d'Agriculture de Saône et Loire ont mené des essais entre 2004 et 2009 sur la réduction des doses de fongicides. Il s'avère que certains matériels sont plus adaptés pour répondre à cet objectif. Ainsi les pulvérisateurs face par face (jet porté, pneumatique) assurant une bonne localisation de la bouillie sur la cible et une réduction de la fraction gaspillée, le permettent. Deux rampes ont été testées en vignes étroites : un modèle face par face par le dessus et un modèle face par face dans l'interligne. Les résultats sur mildiou montrent qu'une réduction de 30 % est possible sans impact sur l'efficacité du traitement. Pour l'oïdium, les résultats sur grappes montrent un décrochement pour la rampe "face par face par le dessus" avec une dose réduite.

Page(s) : 17-18
 

Des réductions de dose sont possibles en fonction du matériel

 

Travaillé en commun

Par R. Rapp, S. Simonin, E. D.



Groupements d'employeurs, sociétés coopératives agricoles, réseaux de ventes en commun,… autant de solutions pour unir les forces et assurer un avenir durable des exploitations. Zoom sur quelques exemples….

Page(s) : 21-27
 

Travaillé en commun

 

Un sol, une gestion

Par C. Waligora.



Interview de Lydia et Claude Bourguignon sur les solutions possibles pour conserver la vie biologie des sols. Ils préconisent ainsi le travail du sol. Sa mise en place doit être progressive : commencer par griffer à 5 cm de profondeur, un rang sur deux puis progressivement descendre un peu le travail du sol si nécessaire afin d'aider les racines à descendre. Utiliser d'abord des dents assez dures pour casser la compaction puis peu à peu passer à des dents plus souples. En parallèle, il faut développer l'activité biologique en apportant du compost par exemple.

Page(s) : 28-30
 

Un sol, une gestion

 

Système d'affacement : un choix selon le sol et la superficie

Par N. Chemineau.



Les outils de travail du sol diffèrent entre autre par le système d'effacement devant le pied de vigne. Pour choisir, il faut surtout tenir compte de l'outil de travail du sol qui s'y associe. Par exemple, un matériel à effacement par parallélogramme est plus polyvalent : il peut recevoir une lame ou un versoir en fonction des besoins de la vigne. Reste aussi à choisir le type de commande pour l'effacement (mécanique, hydraulique ou pneumatique) et le mécanisme (simple, double, avec sécurité). Quelques conseils pour vous aidez à choisir....

Page(s) : 32-35
 

Système d'affacement : un choix selon le sol et la superficie

 

Esca, BDA : Vers une lutte multi-entrées

Par I. Aubert.



L'Esca et le BDA sont dues à plusieurs champignons, les voies de contamination peuvent être multiples et variables au long de l'année. La piste d'une lutte chimique par simple pulvérisation d'un produit s'éloigne donc du moins actuellement. Néanmoins une molécule est en cours d'étude à l'université de Poitiers. On s'oriente alors vers une solution multi-entrées dont une composante serait le contrôle de la vigueur. Selon des travaux de l’INRA de Bordeaux, la vigueur diluerait les défenses naturelles de la vigne. Ce qui expliquerait que des essais de SDN fonctionnent en laboratoire mais pas aux champs. La Chambre d'Agriculture du Languedoc Roussillon débute par ailleurs une étude sur l'impact des pratiques culturales et du matériel végétal sur le développement de ces maladies. D'autres axes de recherche voient le jour pour obtenir des plants indemnes. Ces recherches se font dans le cadre du projet CASDAR d'une durée de trois ans.

Page(s) : 36-37
 

Esca, BDA : Vers une lutte multi-entrées

 

7 gestes simples pour préserver la biodiversité

Par C. Stef.



Parmis les recommandations de trois experts, se trouve l'installation d'un enherbement naturel, qui permet aux espèces locales de s'exprimer. Mais attention toutes les espèces ne sont pas les bienvenues. L'ortie, le liseron, la morelle noire, le passerage peuvent héberger l'insecte vecteur du phytoplasme du bois noir de la vigne ! Par ailleurs, des observations sur 3 années de la Chambre d'agriculture du Rhône montrent que les bandes fleuries ne favorisent pas les auxiliaires de la vigne. Quant à la tonte des bandes enherbées, il est conseillé dans cet article de la limiter : tondre en alternance un rang sur deux, et tondre le restant une semaine à dix jours plus tard pour laisser aux insectes un taux de survie plus élevé.

Page(s) : 36-37
 

7 gestes simples pour préserver la biodiversité

 

Les plants mycorhizés se défendent contre le mildiou

Par .



L'étude de plants sous serre a montré que les plants mycorhizés produisent de grandes quantités de composés naturels de défense contre le mildiou (résveratrol, viniférines, ptérostilbène) qu'habituellement seules les variétés résistantes produisent. Reste à savoir si les travaux de Katia Gindro de la Station de Recherche de Changins se confirment aux champs.

Page(s) : 50
 

Les plants mycorhizés se défendent contre le mildiou

 

Un site pour calculer ses doses de phytos et visualiser la pression parasitaire

Par C. Stef.



L'IFV pôle Aquitaine va lancer le site www.vignevin-epicure.com sur lequel les internautes pourront gratuitement visulaiser des cartes (régionales et départementale) de risque et d'attaque mildiou, oïdium et black-rot. Ils auront également accès à des informations locales comme les bulletins de santé du végétal. Un module Optidose leur permettra de calculer leur réduction de dose. En parallèle l'FV ouvrira un autre site dédié à la réduction des intrants : vignevin-ecophyto.com

Page(s) : 50
 

Un site pour calculer ses doses de phytos et visualiser la pression parasitaire

 

Plus d'objectivité dans l'évaluation de la typicité

Par M. Balue.



La thèse de Jordi Ballester réalisée entre 2000 et 2004 a montré qu'il existait bien un espace sensorielle typique du chardonnay. A partir de la méthodologie développée dans ces travaux, d'autres chercheurs ont travaillé sur l'évaluation de la typicité des appellations. Ainsi, il s'avère que les vins jaunes du Jura possèdent bien une typicité sensorielle ce qui ne semble pas le cas des Fleuries, cru du Beaujolais. Dans le Val de Loire, le même genre de travaux réalisés par le laboratoire GRAPPE de l'ESA a montré une typicité sensorielle pour l'appellation Anjou-Village-Brissac. Le choix des dégustateurs et des vins est crucial pour que cette méthode d'évaluation fonctionne. En respectant srupuleusement certaines règles, cette méthode pourrait-elle être utilisée lors des dégustation de contrôle des AOC ?

Page(s) : 52-53
 

Plus d'objectivité dans l'évaluation de la typicité

 

Tirage : les prestataires veillent à l'oxygène dissous

Par M. Balue.



Dès l'avinage du circuit de l'embouteilleuse, on peut diminuer de façon importante l'oxygène dissous. Le type et l'emplacement de la pompe est également un levier de diminution de l'oxygène dissous : il faut limiter la longueur de tuyau, placer la pompe au plus près de la cuve de tirage, préférer des pompes à faible vitesse de rotation et provoquant le moins de force de cisaillement. Les cadence doivent donc être limitées. La cuve de tirage doit aussi être inertée à l'azote ou à la neige carbonique. Certains prestataires sont équipés d'un système d'inertage à l'azote des bouteilles.

Page(s) : 54-55
 

Tirage : les prestataires veillent à l'oxygène dissous

 

Origine et segementation un pari difficile

Par C. Galbrun.



La commission européenne impose aux ex AOC demandant leur reconnaissance en AOP de prouver leur lien au terroir et aux ex vins de pays désireux d'obtenir l'IGP leur lien au territoire. Reste à définir le lien à l'origine. Depuis les années 90, l'INRA d'Angers conduit des études sur cette approche. Des travaux récents ont permis de mesurer la dimension sensorielle de la typicité et d'évaluer l'effet des pratiques viti-vinicoles. Mais cette relecture du lien à l'origine entrainera-t-elle un remaniement de l'offre ?

Page(s) : 16-22
 

Origine et segementation un pari difficile

 

Enherbement total : une piste à suivre ?

Par I. Proust.



L'enherbement total s'avère une alternative intéressante au désherbage chimique. Les travaux de l'IFV Sud-Ouest montrent que l'enherbement semé serait préférable pour limiter la concurrence hydrique et azotée car le choix des espèces permet de gérer ces concurrences. L'impact sur le rendement est en revanche marquant. L'enherbement total augmente les teneurs en sucres et en polyphénols des vins mais à la dégustation, il est difficile de les différencier des autres modalités (désherbage mécanique ou chimique). Cette technique ne peut s'envisager que sur des vignes de vigueur normale et des sols profonds.

Page(s) : 24-26
 

Enherbement total : une piste à suivre ?

 

Comment diminuer les doses de bentonite ?

Par M-E. Koralewski.



Les tests actuels tendent à surestimer les doses de bentonite à utiliser pour stabiliser les vins car ils font réagir toutes les protéines mêmes celles qui ne sont pas responsables de la casse protéique. Au de là de 50 g/hl , la bentonite a un impact sur la qualité des vins, les chercheurs travaillent donc à affiner les tests et le traitement nécessaire. Ce travail passe par l'étude des protéines spécifiquement impliquées dans les casses protéiques. Ainsi les travaux menés à l'INRA de Montpellier montrent que les protéines les plus sensibles à la chaleur sont également les plus sensibles à la bentonite et donc les plus instables et responsables des casses. Les travaux d'Inter-Rhône ont montré en 2009 que l'acidification permettait de diminuer les doses de bentonite car en baissant le pH, les protéines deviennent plus chargées, la bentonite est alors plus efficace.

Page(s) : 30-31
 

Comment diminuer les doses de bentonite ?

 

Les effets des copeaux testés dans la durée

Par M-N. Charles.



La persistance des effets des copeaux de bois frais utilisés en vinification de vins rouges a été observée lors d'essais menés par la Chambre d'Agriculture de Gironde. Après 12 mois et 24 mois de conservation en bouteilles, l'expression aromatique (fruité), le gras et la sucrosité des vins se maintiennent. En revanche le peu de boisé noté après vinification se fond et s'estompe avec le temps. Enfin l'amertume en fin de bouche qui peut caractériser certains vins traités diminue avec le temps.

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Les effets des copeaux testés dans la durée

 

De nouvelles données sur la perméabilité des capsules et des bouchons champennois

Par M-E. Koralewski.



La mesure de la perméabilité à l'aide d'une méthode d'analyse de l'oxygène basée sur la chimiluminescence a permis d'établir que quel que soit le type de bouchon, 3 à 5 mg/l d'oxygène sont largués dans le liquide quand le bouchon reprend sa forme. Cet apport s'ajoute à celui engendré par le dégorgement et ne peut être éliminé par le jetting. Des mesures ont été également réalisées pour des bouchages de tirage. Les résultats obtenus par le CIVC montrent que les capsules les moins perméables laissent passer 0,2 mg/l/an d'oxygène et les plus perméables jusqu'à 1,8 mg/l/an. Chaque année le CIVC publie la perméabilité de toutes les capsules afin d'aider les opérateurs à piloter le vieillissement de leurs vins.

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De nouvelles données sur la perméabilité des capsules et des bouchons champennois

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