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| Numéros du mois de Février 2010 |
Estimer précocement le risque d'oïdium Entre les stades 7-8 feuilles et la pré-floraison, il n'y a pas d'observation oïdium possible. Le modèle climatique SOV a été développé pour permettre une estimation très précoce du risque oïdium. Il est basé sur un indice de risque global dont la valeur détermine la date de début de la protection. Validé en Languedoc- Roussillon, il est étudié depuis 2005 en Bourgogne. Le modèle semblerait permettre d'économiser en moyenne un traitement. Page(s) : 20-23 Estimer précocement le risque d'oïdium
Perspectives de la protection intégrée A l'occasion du premier colloque IBMA (Association international de fabricants de produits biologiques pour la protection des plantes), Bernard J. Blum membre correspondant de l'Académie d'Agriculture de France rappelle que la protection intégrée est la capacité de mettre en oeuvre à la fois des produits de biocontrôle, des produits conventionnels de protection des plantes et toutes pratiques agronomiques permettant une bonne gestion de la biodiversité. La protection intégrée deviendrait, selon lui, quasiment obligatoire dès 2014 du fait du Grennelle de l'environnement. Actuellement ce mode de protection ne représente que 3,5 % du marché. D'ici 2020, elle pourrait correspondre à 25% du marché. Page(s) : 28-30 Perspectives de la protection intégrée |
Le palissage sans se planter Ce dossier donne quelques pistes de réflexion avant de se lancer dans le palissage d'une plantation. Comment choisir ses piquets ? Quel type de fil utiliser ? Quelles sont les agrafes commercialisées ? Page(s) : 16-21 Le palissage sans se planter
Les pépiniéristes s'attquent aux maladies du bois Les bois des porte-greffes peuvent être porteurs de champignons responsables des maladies du bois dès l'entrée en pépinière. Aucun test de routine, à ce jour, permet de les repérer. Le traitement à l'eau chaude élimine une partie des champignons associés à ces maladies. Certaines pépinières explorent d'autres pistes comme la mycorhization des plants. C'est une mesure préventive en plus. D'autres testent le trempage des porte-greffes et des greffons dans l'ozone pour réduire la contamination de surface avant le greffage. Ces mêmes essais sont réalisés sur plants finis. Le CNRS de Poitiers étudie chez un pépiniériste un fongicide modifié pour qu'il aille au niveau des bois et des procédés de stimulation naturelle des plantes. Un programme d'essais national coordoné par la Chambre d'Agriculture de Gironde a pour objectif de mettre au point un test PCR permettant de détecter la présence des champignons et d'évaluer leur quantité. Autant de pistes explorées pour avoir une solution. Page(s) : 28-29 Les pépiniéristes s'attquent aux maladies du bois
Les résidus de pesticides Quatorze années d'enquête sur le raisin montrent que sur 2298 échantillons de raisins de cuve analysés, 50,5% d'échantillons n'ont aucun résidus et 49,2 % des échantillons ont une valeur inférieure aux LMR (Limites Maximales en Résidus) sur raisin. Le taux global de transfert de la parcelle au vin avoisinne les 30% : sur 10 substances actives appliquées par un viticulteur respectant les bonnes pratiques, trois risquent d'être retrouvées dans le vin particulièrement des antibotrytis et des antimildious. Les quantités de résidus détectées dans les vins sont innoffensives pour le consommateur. Page(s) : 42-43 Les résidus de pesticides
Brettanomyces et son masque La littérature indique que le seuil de perception des éthylphénols est fixé à 426 microgrammes/l de vin. Mais une équipe de recherche de la faculté d'oenologie de Bordeaux a mis en évidence le rôle des acides isobutyrique et isovalérianique, produits par Brettanomyces, dans la perception des notes phénolées d'un vin contaminé. En effet ces acides ont un effet masquant. Le seuil de perception peut être trois fois supérieur à 426 microgrammes/l dans les vins riches en ces acides. Page(s) : 44 Brettanomyces et son masque |
A quand des LMR pour le vin ? L'Europe est en passe de définir un cadre réglementaire sur les Limites Maximales en Résidus (LMR) pour le vin. A ce jour, les LMR ne concernent que le raisin. Le réglement européen d'harmonisation des LMR prévoit dans son annexe 6 (en préparation) d'établir un facteur de transfert à partir des LMR sur raisin. Cette résolution pourrait accélérer l'avancée de la définition des LMR au niveau de l'OIV. L'adoption d'une LMR vin à l'OIV permettrait de préciser que les traces éventuelles détectées dans des vins sont légales et sans risque pour le consommateur. Elle éviterait le flou sur la question lors des transactions commerciales et harmoniserait ces LMR au niveau international. Mais avant que l'OIV prenne une disposition, il faut valider une méthode d'analyse multirésidus qui permettent d'identifier et de doser plusieurs molécules présentes dans le vin à un prix raisonnable. Une proposition a été faite..... Page(s) : 14-15 A quand des LMR pour le vin ?
Résistances aux fongicides : les recommandations Concernant l'oïdium, la résistance aux Qoi se confirme : il est recommandé de ne pas faire plus de 2 applications non consécutives. Une résistance au quinoxyfen a été détectée dans certains pays européens. Il est donc conseillé de limiter à 2 applications l'utilisation de ce produit et des substances actives appartenant à cette famille (proquinazid). Concernant le mildiou, la résistance aux fongicides de la famille des CAA est en nette progression. 2 applications maximum et non consécutives sont recommandées pour les molécules de cette famille. La résistance généralisée et persistante rend l'utilisation des Qoi et des substances actives de cette famille inutile dans la lutte contre le mildiou. Page(s) : 32 Résistances aux fongicides : les recommandations
Taniser ne stabilise pas la couleur Les travaux de l'IFV Sicarex du Beaujolais montrent l'inutilité de taniser pour stabiliser la couleur. Que les tanins soient mis à l'encuvage , au décuvage ou sur vin fini, aucune stabilisation supplémentaire de la couleur n'a été constatée au cours des essais sur gamay. Le tanisage doit s'envisager, d'après l'IFV, uniquement sur vin fini, assemblé si le vin est jugé insuffisamment tannique. Page(s) : 38-39 Taniser ne stabilise pas la couleur |
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